De Nantes à Kilada
Après un hiver assez actif avec beaucoup de vélo, de chantier maison (douche rez de chaussée), de gymnastique, de cinémas, le décès d'une sœur, de retrouvailles avec les amis, la famille, et même si nous n'avons pas pris le temps de voir tous, nous voilà en route vers la Grèce.
Mais qu'est-ce que ce colis de 32 kg, emballé dans un sac de transport vélo que nous emportons avec nous en bagage accompagné ???
Vous le saurez dans le prochain épisode...
Michel, frère d’Éliane nous conduit à l'aéroport le 17 avril.
Du fait de ce colis encombrant et lourd, nous louerons une voiture à l’aéroport pour nous rendre en Argolide.
Et nous en profiterons pour faire un peu de tourisme. Une soirée et nuit à Athènes, hôtel Myrto, tout près de la Plaka.
La route est très belle, surtout après le passage du canal de Corinthe (que nous n'avons encore pas passé en voilier !).
En Argolide...
La route surplombe la mer avant d'arriver au port d'Epidaure. La baie d’Athènes est calme.On retrouve les senteurs de thym, de cyste, de pins, de figuiers sous le soleil du printemps. Avec la vue sur les élevages de poisson.
Nous nous arrêtons dans cette orangeraie, comblés par les effluves des fleurs qui sont présentes en même temps que les fruits, dans les mêmes arbres.
Dimitrios arrête son travail de taille pour nous offrir un sac d'environ 2 kg d'oranges cueillies devant nous !
Notre sourire et "efcharistó" lui suffiront !
Dans le port d'Epidaure, embarras du choix dans les tavernas. Ce sera chez Akrogiali, ψαροταβέρνα (restaurant de poissons) occupée surtout par des grecs, ce qui attise notre appétit.
Notre première salade grecque et une dorade grillée au menu.
La baie d'Epidaure vue de l' hôtel Yialasi !!
Nous approchons de Kilada. Il parait que la présence de coquelicots est synonyme de bonne qualité écologique des sols.
Les grottes de Didyma
Depuis plusieurs années, passant par Dydima en voiture de location ou en bus, 15 km avant d'arriver à Kilada, nous avions repéré cette grotte visible de très loin. Et fait le projet d'aller la visiter. Alors, aujourd'hui, c'est tourisme.
Il y a en réalité deux grottes. Celle-ci, accessible facilement aux chèvres et aux piétons, est quasiment abandonnée, sauf par les faucons crécerelles et autres choucas.
L'autre grotte aux églises, entrée par ce petit portail.
On y accède ensuite par un escalier taillé dans la roche.
Et on se retrouve dans une immense excavation naturelle.
Agios Georgios à droite en entrant. Le maçon et le couvreur ont économisé les matériaux.
Metamorphosis, cette chapelle dédiée à la transfiguration de Jésus est taillée dans la falaise.
Nous avons si bien apprécié ces visites que nous proposerons à nos amis Wilma et Francis (voilier Frankiz) d'y venir avec nous.
Petite pose fraîcheur dans Metamorphosis.
Retrouver KaïtoS, le chantier et les amis.
Notre emplacement en limite de clôture et sous un olivier est très agréable même si les olives n'ont pas été gaulées et tachent nos souliers... combien de fois monterons nous l'échelle les 10 jours passés ici. Cela remplace la gymnastique.
Les bâches de protection pour l'hiver sont toujours là. On retrouve KaïtoS sale à cause des pluies chargées en sable du désert. Mais l'intérieur est sec et pas trop poussiéreux.
Lors de notre première nuit à bord, nous entendons des bruits bizarres dans les câbles du gréement. Le lendemain, nous constatons que l'antenne VHF s'est désolidarisée de son support en tête de mât et pendouille lamentablement, retenue par son fil...
Nous profitons de notre voiture pour tester la pizzeria de Kranidi avec Francis et Wilma. Deux pizza pour 4 seront très largement suffisantes... nous repartirons avec un "paqueto" des restes non mangés, pratique très usitée en Grèce, surtout depuis la crise économique.
Chantier et travaux
La liste est longue...
Jean-Yves est juché sur un échafaudage pour le dé-jaunissement de la coque à l'acide oxalique et polish manuel.
Nous recevrons un gros colis de SVB (accastillage venant d'Allemagne), dont deux drisses qui nous serviront pour la grand voile et pour le spi ou gennaker, et deux compas pour remplacer les fuyards de l'an dernier.
Sous KaïtoS et à l'ombre de l'olivier, nous avons installé une petite entreprise de bricoles et peintures.
Éliane s'attaque à notre passerelle qu'elle repeindra en blanc + billes de verre pour la rendre antidérapante.
Histoire d'une nouvelle grand voile, ce sera dans un prochain épisode. D'autant que l'envoyer sur un bateau à sec sur son ber serait presque dangereux si la moindre rafale de vent survenait.
Chaîne marquée et ancre repeinte. Pourquoi peindre une ancre en acier galvanisé ??
L'étrave, unique de KaïtoS, est restaurée. Cela nous vaut le titre de "petit nez bleu" reconnaissable entre tous. Derrière la peinture, une protection en Kevlar pour les éventuels chocs de l'ancre.
Jean-Yves est prudent pour manier la bombe : harnais et sangle de sécurité. Tomber à terre est plus dangereux que tomber à l'eau, alors...
Peut être beaucoup devraient s'en inspirer quand ils montent sur des échafaudages sans garde-corps et branlants...
Nous vous ferons grâce de l'histoire d'un chien hurlant à la mort qui arrive en courant vers Jean-Yves penché sur sa quille ! En tant qu'ancien mordu (à Léros, il y a 4 ans) et depuis vacciné contre la rage, Jean-Yves qui s’apprêtait à mettre sa clef à molette sur le museau du chien s'il avait approché davantage, s'est enragé bruyamment contre la propriétaire de ce clébard en liberté !
La mise à l'eau
Toujours un grand moment même si nous l'avons repoussée du mercredi au samedi 28 avril, devant l'ampleur des travaux. Le ber est soulevé sur ce chariot manœuvré par Lefteris le chef des mises à l'eau.
Stationnement sur le tarmac avant la mise à l'eau. Nous sommes deuxième sur la liste d'attente.
Prise en charge dans les sangles du chariot élévateur.
Il ne nous reste plus le moindre gramme des 2,5 kg d'antifouling bleu azur ! Aussi, nous empruntons un reste de blanc au voilier qui nous a précédé pour les dernière retouches, là où le ber ne permettait pas la peinture et un complément bleu offert par Ioannis pour la retouche à la flottaison. Nous ferons un comparatif de 3 types d'antifoulling en fin de saison !
Nous ferons même une bande blanche sur la quille afin que chaque plongeur sache que c'est un modèle "Gordini" ou que les baleines ou dauphins nous rendent une petite visite...
Ce n'est pas parce qu'on est à l'eau que le travail est terminé. L'intérieur est encore un vrai capharnaüm.
Avec l'aide d’Éliane et Jean-Marie (voilier Mayero), Jean-Yves monte (dans sa chaise) en tête de mât pour refixer l'antenne VHF. Il en profite pour faire quelques images :
Mayero et Belle Lurette
Profitons de la vue ...sur Kilada.
A flot, c'est plus facile d'envoyer notre nouvelle grand voile, mais...
1er Mai à la Grecque
Notre restaurateur préféré Panagiwtis.
Le premier restaurant en sortant du chantier vers le port.
Et sa serveuse, décoratrice et animatrice Χριστίνα (Christina) nous ont annoncé un banquet de fête pour ce 1 er mai. Nous avons rameuté les amis qui ont rameuté leurs amis et donc, nous sommes la première clientèle ce jour là. Beaucoup de français ou suisses des deux chantiers de Kilada , Basimakopouloi et Lefkas.
Le décor est planté par Christina !
Pendant ce séminaire de retraités à Kilada, nous avons retrouvé Martine et Marcel (Mimosa), Marie-Claude et Daniel (Chorus), Jacques (Belle Lurette), Josée et Michel de Pacha 4.
Et fait l'agréable connaissance de Pascal et Jean-Marie (Mayero), Lolly et Thierry (i-tréma), et tous ceux que l'on croise avec un Kalimera mais dont on n'a pas encore les coordonnées.
Au menu du jour, de l'agneau grillé et des Kokoretsi (abats dans une gaine de tripes, grillés).
Autant dire qu'on s'est régalé, que la bière et le rosé ont coulé à flot...
Dans la tradition grecque, la "fête du travail", jour férié est surtout une fête du renouveau de la nature et des fleurs où on va se promener et pique-niquer en famille. Les fleurs récoltées serviront à faire des couronnes pour décorer la maison. Notre muguet nantais est agréablement remplacé par du jasmin.
Après quelques jours à flot, il faut penser à lever l'ancre (ici Marie-Claude et Daniel sur Chorus).
Au moins, nos nouveaux compas ne perdront pas le nord.
Nous appareillons jeudi 3 mai, en même temps que Thierry et Lolly, I-Tréma
Et que Chantal et Jean-Marie sur Mayero.

Qui nous rendrons la pareille en photographiant KaïtoS, sortant de la baie de Kilada, à 2 noeuds contre le vent et avec sa voile à 1 ris !
https://mayero.net/billet/c-est-le-chantier
Après avoir envoyé le pavillon national à la poupe, le pavillon grec à tribord, Éliane envoie nos couleurs bretonnes à bâbord. C'est parti , direction Astros.
Si tu as eu le temps et le courage de nous lire jusqu'au bout, alors nous serons contents d'avoir tes réponses aux questions suivantes ou simplement des nouvelles !
Tu pourras répondre ici même ( réponse publique) si tu as un compte google ou répondre au mail de manière privée :
1- Quel peut être le contenu du bagage de 32 kg qui nous a accompagné dans l'avion pour Athènes ?
2- Que signifie "efcharistó" ?
3- Pourquoi peindre une ancre en acier galvanisé ?
4 - De quel côté envoie t-on le pavillon du pays visité dit "de courtoisie" ?
Ecrit à Samos le 23 mai.
Prochain épisode, des histoires de voiles...
1- Quel peut être le contenu du bagage de 32 kg qui nous a accompagné dans l'avion pour Athènes ?
RépondreSupprimerS'il vous a accompagné, il est donc indépendant de vous, donc il marche au moins, s'il marche il a des pattes... c'est un terrien. Parmi les 550 gigatonnes de biomasse sur terre Gt, les animaux font 2 Gt. Parmi les 2 Gt, 1 Gt sont des poissons, mollusques... me restent encore trop... à moins que ce sac ne soit pas vivant!
2- Que signifie "efcharistó" ?
ευχαριστώ στα ελληνικά
3- Pourquoi peindre une ancre en acier galvanisé ?
Pour perdre la peinture?? ça tient pas sur le galvanisé!
4 - De quel côté envoie t-on le pavillon du pays visité dit "de courtoisie" ?
ça dépend si on regarde de l'avant ou de l'arrière, pourquoi l'envoyer ? faut le garder, ça peut encore servir la prochaine fois
Bonne route :)
1) des trucs sinon pourquoi s’embêter à transporter un sac.
RépondreSupprimer2) efcharisto=Merci.
3) Pour l'apercevoir sur le fond. Mais la peinture ne tiendra pas très long temps.
4) en tête de flèche Tribord.
5) il y a quoi à gagner ?
Bons vents et bonne route que Poseidon soit avec vous.
Salut Eliane et Jean-Yves
RépondreSupprimerJe ne réponds pas tjs mais je lis régulierement vos aventures, ça fait du bien.
Je me suis fait une courte pause boulot pour participer à la Transquadra en double, c'était top, assez sportif... mais top (faut qu'on y retourne mais il faut des sponsors) ! Et je comprends de + en + vos envies de naviguer.
Réponse aux questions:
1) je pense à un voile, GV ?
2) je triche j'ai lu le commentaire précédant
3) ça pèse trop lourd la peinture et l'ancre sur nos bateaux de regates
4) Tribord dans les haubans
Bises à tous les 2
Antoine
Le sac contient la GV full battered , j' étais au courant donc je n' ai aucun mérite ; la peinture sur l' ancre galva , ça tient , je l' ai fait pour mieux la repérer au fond de l' eau efcharisto=merci , pavillon courtoisie à tribord , nous partons à Mykonos le 6 juin et nos trois nuitées suivantes sont bookées , mais si nous faites signe , on vous donnera nos destinations à suivre au cas où ... bises , enjoy !
RépondreSupprimerSalut les marins,
RépondreSupprimerIl y a un mois, nous étions à l'est, en Iran pour découvrir la culture-l'architecture-l'histoire complexe-et l'accueil des gens et particulièrement des jeunes femmes qui veulent discuter-échanger-apprendre qui nous sommes...A conseiller, même si la l'économie rend difficile leur vie journalière et pour le touriste, ce n'est pas tj simple...
Les rives de l'Erdre sont toujours à défendre. Nombreuses rencontres Préfète-CD-DREAL pour tenter d'avancer...mais des riverains ont de la voix et se font entendre tout en haut...
mais "on ne lâche rien"...
Bon vent. Didier