Trouver une île déserte en juillet ?
Le 26 juillet, nous appareillons de Sifnos, Morgane à la barre, et passons près du "Club Med 3" encore au mouillage.Est-ce la consultation de nos guides touristiques qui va nous révéler une île déserte ?
Nous l'avons trouvée, c'est Gaidharos, où nous plantons notre ancre dans une eau claire ! Nous y resterons seuls pour la nuit ! Mais chut, ne le répète pas.
Sur notre ancre bien plantée dans du sable mêlé de pierres, tu remarqueras les deux petites boules de l'orin breveté KaïtoS... Mais à quoi sert un orin ?
De ce phare, seule construction en dur de l’île, nous voyons l'île proche de Syros
et sa capitale Ermoupolis.
De l'autre côté, sur Tinos, un nuage nous annonce du meltem pour les jours suivants.
Nous retrouvons nos amis Martine et Marcel sur "Mimosa" à Rinia, tout près de Myconos. Encore un très bon dîner en perspective sous la direction de Martine.
Ici, les figues sont gratuites et dans l'arbre.
Vous avez remarqué que nous adorons les Baleines. Pour la bonne cause : http://www.seashepherd.fr/
Retour du vent à Paros
A Paros, nous ferons un mouillage au sud pour laisser passer ce vent fort.
Micro port à Aliki (Paros)
Piso Livadi, vois-tu KaïtoS ? Nous y resterons 7 jours dont 4 bloqués par le meltem. Autant aller se promener avant que Morgane ne rentre à la maison !
Dans le couloir entre Paros et Antiparos, le vent s'accélère. Les kitesurfeurs remercient M. Venturi.
Les boutiques de Naoussa sont très attirantes.
La mer monte sur les terrasses.
Ios et sa tempête !
Nous ferons une première visite à Sikinos dont le port est peu abrité.
Montée en bus à la Chora
Petite pause dans les marches cycladiques.
Nous aborderons Ios par le sud, plage de Magganari.
C'est dans ce mouillage que nous avons subi l'enfer. On nous annonçait 35 nœuds de vent ( force 7) et nous avons subi une tempête force 10 avec rafales à 55 nœuds pendant 48 heures, sans pouvoir débarquer, obligés d'être en veille et priant Eole pour que notre ancre tienne bien.
Une accalmie passagère nous permet de rejoindre le port de Ios où nous avons le grand plaisir de retrouver Marine et son Papa, Patrick qui naviguent sur leur navire "Toffee Girl"
Toujours bloqués au port par ce fichu vent, nous aurons souvent la visite de Marine. Elle nous aidera même, lors d'une manœuvre d'urgence, quand un voilier malotru décrochera notre ancre, nous obligeant à refaire le mouillage.
Vue de Chora sur le port.
Les moulins n'osent sortir leurs voiles.
Au départ de Toffee girl, c'est Marine qui surveille la remontée de l'ancre.
Retour vers l'Argolide
Voir le soleil se coucher dans ce mouillage de Despotiko se pratique depuis l'Antiquité.
Agios Georgios, cette île sur la route de l'Argolide a laissé des souvenirs cuisants aux prisonniers politiques de la période des colonels fascistes. Sous le soleil, ces forçats devaient construire des routes qui ne servaient à rien. Elles ont seulement été utilisées pour installer ce champ d'éoliennes, là depuis 4 ans, mais que nous voyons tourner pour la première fois.
Poros et ses atmosphères orageuses en fin de saison reste un passage obligé.

De même qu'Astros dont la qualité de l'eau autorise tous les lavages de fin de saison.
Nous y retrouverons les équipages de Partance ( ici Patrick), de Mimosa, de Pacha 5, et ferons connaissance de ceux de Alefa et Maryka.
Médusés...
Nous devons mesurer précisément notre grand voile usée et à remplacer, sous le regard de la sirène d'Astros.
6 h 30 du matin, lever de soleil sur les monts autour de Kilada, de l'autre coté de la baie de Nauplie.
Les hirondelles sur le départ nous inciteraient-elles à rentrer à la maison ?
Ce phare n'est plus opérationnel.
Entre deux lessives, il faut se remonter le moral avec Myriam et Maryvonne.
Retour à Kilada
Le 4 septembre, dernière étape de notre périple 2017. Nous arrivons dans la baie de Kilada.
Y retrouvons Martine et Marcel sur leur 31...
Dernier mouillage sous la pleine lune avant le repos de KaïtoS.
Les chats adorent manger à la "Cantine" de Kilada.
Mise à sec le 6 septembre. La peinture antifouling a été efficace.
Dans le fond du chantier Basimakopoulos, à sec et sous un olivier.
Tout est rangé, les bâches d'hivernage sont en place, retour à la maison le 12 septembre 2017.

merci encore pour ce récit et ces belles photos.
RépondreSupprimerAmitiés à vous,
jp
Bravo ! C'est vivant malgré le diféré ; un bon paquet de photos qui reflète bien votre circulation dans les méandres des Cyclades , toujours idyllique malgré des petits moments qui font froid dans le dos comme ce mouillage où la vie à bord devient une obligation par contrainte de surveillance ..."l' envie de ne pas aller au tas " l' emporte , mais tout de même , il faut avoir un moral d'acier !
RépondreSupprimermerci pour ce beau reportage et tout mes voeux pour le suivant ! Bises Daniel
RépondreSupprimerBravo, de belles photos et un soleil comme on aimerait en avoir en ce moment chez nous, afin de pouvoir faire aussi des randonnées agréables, dépaysement en moins. Toujours un plaisir de vous suivre. A bientôt donc à travers vos reportages bien documentés.
RépondreSupprimerorin ? sûrement encore une inventivité des marins pour une de leurs ficelles :)
RépondreSupprimerJ'aime bien la photo des hirondelles qui créent leur partition dans le ciel. Ici à terre, on n'en voit plus beaucoup.
Pour le mécanicien navigant:
Mon 1er est une rondelle qui revient
Mon 2ème est une rondelle qui revient
...
Mon 6 ème est une rondelle qui revient
Mon tout est la saison actuelle ....
Réponse le printemps parce que les 6 rondelles reviennent.
(Note ça se racontait en CM2 dans le bas Poitou... quand y'avait aussi des martinets qui eux savent dormir en volant... sans orin ;)
Beau périple, ça donne envie de suive la prochaine étape, avec ou sans la petite Marine au prénom prédestiné... Bon vent et bises amicales!
RépondreSupprimerC'est pour moi, cette charade! Un beau printemps à vous...
RépondreSupprimerMerci à vous deux pour ces images qui nous transportent loin de la grisaille !
RépondreSupprimerContinuez comme ça, c'est un vrai bonheur !
François