mercredi 27 juin 2018

En équipage à travers l'Égée

Vers le détroit "Dhisvaton"

Le 13 mai, nous appareillons de Karistos avec Morgane arrivée hier soir via voiture, avion, taxi et ferry.


Nous voilà partis pour une traversée de la mer Égée en 5 étapes et 6 jours.





Les amis d'Aspaldi mettent les voiles en même temps que nous et nos routes divergent rapidement.


La barre franche, c'est comme le vélo, cela ne s'oublie pas.




Ce phare inhabité marque le nord de Tinos. Le passage entre Andros et Tinos, "Steno Dhivaton" est réputé difficile et infranchissable par Meltem. 


Bien que le vent soit faible, nous serons obligés de mettre le moteur pour aider la Grand voile, en tirant des bords contre le vent et courant.




à Panormos, petite baie orientée à l'est, nous serons le seul voilier.


Ce monument historique détonne et attire l’œil 


En route pour une balade vers la pointe, nous devons partager la plage avec des oies.


Ce trio déguste.


Après une heure de marche, nous accédons à des grès superbes.



La main de l'homme y est pour quelque-chose.




Au sortir de la baie, sur la route de Mykonos, nous observons ce phare en ruine, remplacé par un feu sur pylône métallique. 


Morgane affrontera l'eau fraîche de la baie de Panormos, à Mykonos cette fois.


Ikaria, la désirée

 Ikaria avait toujours échappé à nos désirs de visites et fait partie des quelques îles que nous souhaitions visiter. 


C'est l'objectif de cette étape de 56 milles que nous avons commencée juste avant le lever du soleil.


Nous arrivons à la capitale d'Ikaria, Kirykos dont l'emblème édifié sur la jetée rappelle les déboires d'Icare.


Icare qui s'était collé des ailes s'approcha trop du soleil et la colle fondit...


C'est sa chute qui est illustrée à l'entrée du port.


Une nouvelle marina nous attend.


KaïtoS trouvera une place au millimètre.


Petite promenade vers la baie de Therma, réputée pour ses sources d'eau chaude.



De notre port, nous voyons un lever de soleil sur Samos, de l'autre coté du détroit.


Archipel de Fourni


Les occasions d'envoyer le spinnaker sont rares...


Cet archipel, en plein dans le vent du détroit entre Ikaria et Samos, s'était toujours refusé à nos tentatives de visite. Les traces multiples, c'est parce que nous y reviendrons un peu plus tard...


Oh, qu'elle est fraîche !


Amarrés entre notre ancre et le rivage dans la baie de Kambi, nous serons les seuls touristes le 16 mai et en profiterons pour rester une journée de farniente et visite de la capitale, à une demi heure à pied.


C'est le raccourci pour piétons




En soirée, nous irons visiter tous les mouillages du sud poserons l'ancre dans la baie de Agridhio, près d'un bateau de pêche qui nous vendra (20 euros, c'est cher ?) trois poissons scorpion.

Samos

Dernier jour de navigation avec Morgane 


A Pithagorion, de Samos, nous avons l'agréable surprise de trouver des pendilles récemment installées qui nous dispensent de mouiller l'ancre. Nous sommes surpris de trouver tant de touristes (allemands pour la plupart) après cette semaine de solitude en mer et dans les mouillages.


Nous ne pouvions pas terminer ce périple sans aller rendre hommage à Pythagore. Le port s'appelle Pithagorion !

172 milles parcourus entre le 13 et 18 mai.

lundi 11 juin 2018

Nouvelle robe pour KaïtoS

Premier envoi de la nouvelle grand-voile

Qu'y avait il dans le sac de 32 kg que nous avons apporté de Nantes en bagage accompagné ? C'était notre nouvelle GV, réalisée à Nantes par Marc "Turquoise voiles". C'était notre choix de la faire réaliser à Nantes plutôt qu'en Grèce, Pologne ou Taiwan. Surtout du fait de l'incapacité du "captain" à converser techniquement dans la langue de Shakespeare pour définir les spécificités de cette voile.
Et "vivre et travailler au pays", cela fait un peu soixante-huitard mais nous le revendiquons ! 


Profitons que le vent est nul pour faire un premier envoi, même sans les lattes. 
Petite déception, Nous sommes obligés de monter anormalement la drisse pour que la bôme soit à la bonne hauteur ! 


Il faut monter le point d'amure de 30 cms pour que le point d'écoute et la bôme soient à la bonne hauteur.


La voile trop hissée touche le pataras. Nous allons devoir trouver une voilerie pour faire couper la bordure et diminuer la hauteur de chute de 30 cm. C'est aussi la difficulté quand le maître voilier ne peut pas venir faire les mesures.

Et les lattes me diras-tu, comment les as-tu transportées de Nantes. Eh bien non,  avec 4 m de long pour la plus grande, cela ne passe pas en bagage accompagné dans l'avion. 
Nous avons apprécié la réactivité de la voilerie Quantum sails à Athènes avec John Tahtatzis qui parle français et qui nous a livré les lattes avant même que nous arrivions à Kilada.


Elle a pourtant fière allure en transparence, au mouillage de Kilada.


Ces 30 cms gagnés sur la chute permettront à la bôme de passer au dessus de la tête de Jean-Yves ! N'est-ce pas important ?

Nous trouvons une voilerie au Pirée , Bankssails, qui a le temps de nous faire le travail si on apporte la voile le 8 mai. 

En route vers le Pirée


D'ici là, nous serons contraints de naviguer avec un ris dans la GV.
Après notre escale technique à Astros (plein d'eau des montagnes du Péloponnèse), nous passerons à Ermioni. 


Sur  cette image, tu constateras que le pavillon grec de courtoisie est à tribord, monté jusqu'à la barre de flèche. Le pavillon breton est envoyé à bâbord.


Petit déjeuner traditionnel sur KaïtoS.


Notre escale habituelle à Poros, dispensé de mouiller l'ancre quand une bonne place est libre le long du ponton flottant. Nous y retrouverons avec grand plaisir Marie-Claude et Daniel de Chorus, puis Chantal et Jean-Pierre de Chalatte VI. 

A propos de la peinture blanche sur notre ancre, à quoi cela sert ? Tout simplement à voir notre ancre plus facilement quand elle est posée au fond de l'eau, et c'est bigrement important en particulier si un autre voilier vient mouiller sa chaîne au dessus de la nôtre !


Passage à l'est d'Egine sur la route d’Athènes. 

 
Même en route, il faut se restaurer.


Reconnaîtras tu KaïtoS et son nez bleu au milieu des yatchs du Pirée ? Ici, il est important de réserver sa place à l'avance et c'est possible par internet. 90 euros les deux nuits, ce sera sans doute notre record pour cette saison !


C'est donc Spyros Zouganelis  de la voilerie Bankssails qui viendra vérifier les mesures et prendre notre GV pour la retailler. Nous voyons ici le point d'écoute avec son anneau, les nouveaux renforts et sangles cousus. Beau travail.

C'est donc une GV "Turquoise Voiles", avec l'aide de "Quantum" et de "Bankssails" ! Belle collaboration.

Naviguer avec toute la toile ! 



Cette fois-ci, elle est hissée jusqu'en haut.


Les performances s'en ressentent. 6,3 nœuds au près serré avec 17 nœuds de vent. Nous sommes contents.


Turquoise voiles nous a aussi fait un "laizy bag" ou "sac de fainéant" en deux parties pour protéger notre GV.


Escale au cap Sounion, sous la protection du temple de Poseïdon. Il n'est pas gentil avec nous et le mouillage sera rouleur !


En route vers Raffina, spi et GV en ciseaux.


Spi qu'il faudra affaler rapidement devant ces nuages menaçants.


Les nouvelles manches à air ont plus fière allure. Par contre, il va falloir trouver quelque-chose pour fixer notre réveil de pont !


Le lendemain, en route vers Karystos, Les 25 noeuds de vent nous obligeront à prendre 3 ris dans la GV et à réduire le foc en l'enroulant à moitié.


En ville à Karystos où un pêcheur est venu attraper nos amarres. 


Surprise,  Laure et Jean, nos amis du vignoble nantais sont là sur leur voilier Aspaldi.



Ils nous donneront un coup de main pour assurer la manœuvre d'envoi de Jean-Yves en tête de mât, pour démonter l'antenne VHF qui ne fonctionne pas et pour réinstaller les bastaques.

Tout est paré pour bien naviguer. Nous n'attendons plus que Morgane qui doit nous rejoindre demain... le 12 mai. Hélas, les contraintes de Jérôme ne lui permettent pas de venir avec Morgane.


Nous n'osons même pas te poser de nouvelles questions après t'avoir imposé notre jargon technique de voileux !

Ecrit à Lipsi, le 11 juin.