lundi 28 août 2017

De Paros à Sifnos en découvrant Donoussa

Encore des îles à découvrir

Le 25 juin, à Piso Livadhi (Paros), nous apprenons que "Frankiz" et son équipage nous attendent à Schoinoussa ! Donc, en route avec un beau "ciseau" entre la grand-voile et le gennaker.



Le gennaker amuré sur le bout-dehors pivotant (exclusivité KaïtoS) nous tire bien à 6,5 noeuds malgré le vent faible.


Nous avons la joie de retrouver Frankiz avec Francis et Wilma. Au fond à droite, un pigeonnier et l'angle d'une clôture immense à la mesure de la très riche propriété qui nous barre toute la pointe sud de la baie.


Nous sommes obligés de la contourner pour faire notre rando entre amis, vers une plage de l'est.

Donoussa

Encore une île, répertoriée dans les "petites Cyclades" que nous n'avons pas encore pu visiter car elle est aux premières loges pour les périodes de Meltem.
C'est en partie sous spi et encore en ciseau avec la GV que nous approchons.



Une place fleurie nous attend au bout du quai.


Petit abri pour les pêcheurs

Nous avons 500 m à faire à la poursuite du soleil...


Qui se couche à proximité de Naxos.


A la taverna, le serveur appréciera le bateau en papier confectionné par Eliane pour payer l'addition "loghariazmos".


A minuit, branle-bas de combat, un énorme ferry arrive au bout du quai, juste à coté de KaïtoS. Les lamaneurs nous demandent si nous sommes bien amarrés ?  


Au petit matin, le même ferry est de retour d'Amorgos. Au moment du départ, il nous envoie toute sa puissance dans le tableau arrière ! Effectivement, les aussières sont sollicitées et je suis obligé de tenir la barre très fermement comme pendant une marche arrière...


Trop chaud pour faire les belles randonnées. Nous prenons le bus vers le Nord Est et le mouillage de Kalotaritissa.

Pendant notre séjour à Donoussa, notre logiciel de navigation sur la tablette nous joue un tour pendable ! Plus aucune carte de détail pour la Méditerranée mais seulement une ébauche de carte du monde ! Au prétexte d'améliorer les cartes actuelles, on nous a supprimé tout notre catalogue.


Heureusement que nous disposons en secours d'une cartographie Navionics sur le téléphone. Cela nous permettra, le lendemain, de rejoindre Naxos, le petit port de Apollona, 



puis la baie de Naoussa sur Paros.


Dans les ruelles ombragées de Naoussa.


Puis, sur la route de Despotiko, ces dessins sur l'eau, phénomène naturel ou pollution ??
Nous croisons à nouveau Frankiz au prétexte de remplir les réserves d'eau à Paroikia (Paros).


 A Despotiko, ce coucher du soleil ne présage pas le coup de meltem à venir. 

Meltem et rando à Sifnos

Nous nous réfugions le 3 juillet, à Sifnos (Port de Plati Guialos) , naviguant sous GV à 2 ris et Foc. 


Nous sommes amarrés sur pendille à l'avant et cul à quai. Par moments, les rafales à 50 noeuds lèvent un clapot terrible qui résonne dans la jupe de KaïtoS.




Nous sommes dans ce port sous la protection de Agios Gorgios (St Georges).
  
Nous profiterons de ce long séjour pour aller marcher dans le vent. Sifnos se prête très bien à la randonnée.


Nous retrouvons la Panagia Chrisopigi,
 Puis le petit port abri de Faros.


Les câpriers donnent encore des belles fleurs.


Qui peut nous dire ce que c'est ??


Soirée concert dans les rues de la capitale Artemonas. Cela tombe bien, c'est la fête d'Eliane.


Nous ne comprendrons pas bien la symbolique de cette saynète.


Sur le circuit de Artemonas à Kamarès.


Très bien balisé.





L'arrivée à Kamarès et la récompense promise sous ces parasols publics et avec un petit bain ! 



Nous ferons la connaissance de Surya et son équipage de Niçois.



Tous les jours, dans ce port, nous serons témoins de manoeuvres foireuses, le vent ne simplifiant pas la tâche des équipages novices !


Le meltem, dure encore, alors, une petite rando de Appolonia à Kastro en passant par le monastère de Panagia Poulati et retour en bus.



La plupart des chemins sont très bien repérés et balisés.


Panagia Poulati


Une crique idéale pour un petit bain , sous le monastère.


Combat de chèvres au bord du chemin.


Lever de pleine lune sur le port de Sifnos.

Arrivés à Sifnos le 3 juillet, le meltem ne nous laissera repartir que le 12 ! 

Direction Kimolos, mais ce sera une autre histoire !


mercredi 2 août 2017

Vers Délos

Réparations à Syros

Deux objectifs en arrivant à Syros,
  1. Trouver des compas de remplacement car ils se vident de leur liquide ou trouver un moyen de les réparer. 
  2. Réparer la grand-voile dont un gousset de latte est défaillant.
Malheureusement, les compas Suunto ne sont plus fabriqués et le SAV ne sait pas nous renseigner pour les réparer. Ils nous conseillent seulement d'ajouter de la paraffine pour refaire le niveau. Nous en trouvons un litre dans une pharmacie pour quelques euros. 
Après avoir ouvert l'arrière du compas par sciage, Jean-Yves constate qu'une membrane de dilatation est fissurée (fatigue), laissant s'échapper un liquide qui sent le pétrole.


Grâce à notre scotch miracle censé réparer toutes les fuites, le boîtier du compas est refermé.
Puis rempli à la seringue. Trop petite cette seringue. 


Retour à une pharmacie de Syros pour avoir une grosse seringue avec la plus grosse aiguille possible. 

 

Nous avons donc là une réparation provisoire. Nous espérons que cela tienne jusqu'en septembre.

Pour la voile, le shipchandler juste à côté de notre marina, Nautic Shop nous appelle un Yiannis qui pourrait réparer. Le soir même, Yiannis emporte notre voile bien que sa petite machine à coudre lui serve plutôt pour des voiles du club d'optimistes ! Alors, soyons optimistes. Le lendemain, à l'heure prévue, il revient avec le gousset réparé tant bien que mal. Cela sera suffisant pour terminer la saison et nous remplacerons probablement la GV l'hiver prochain. 

Les réparations faites, c'est le meltem qui fait des siennes et nous contraint à bricoler, visiter à vélo et patinette. 

 

Place de la mairie. 
 

Ruelles et tavernas


Un ferry arrive à Ermoupoli

Question 1, comment s'appelle cette plante ?

Il pleuvra même le Dimanche 18. 
C'est le triathlon de Syros à Ermopoulis. Cela n'empêche pas les athlètes de nager, pédaler et courir. 
Jean-Yves s'apprête à franchir la ligne d'arrivée en patinette !



La visite du musée de l'industrie. 
Cette capitale des Cyclades était très industrielle au 18 ième siècle. 


Filatures et tissages

 

Imprimeries


On a même construit une voiture électrique à Syros dans les années 1970.
Seuls les chantiers navals restent très actifs.  
Nombreux bâtiments de pierre en ruine, dont l'établissement de quarantaine transformé en prison puis abandonné. 

 Résultat de recherche d'images pour "apollo theater Syros" 

Visite incomplète du Théâtre "Apollon" (1862-64, restauré en 2000)qui est une réplique de la Scala de Milan. Malheureusement, pas de concert pendant notre séjour.

Nous avons aussi fait la connaissance de Marie-Claude et Daniel du voilier "Chorus". Nous ne nous quitterons plus jusqu'à notre départ, entre ouzos à bord et soirée mémorable à la taverna...



Départ de Chorus. Ils partent vers l'ouest tandis que nous allons vers l'est, le 21 juin, après 6 jours à Syros.

Sur la route de Délos

Depuis le début de notre épopée KaïtoS, nous n'avons pas encore visité Délos, haut lieu de l'antiquité.


Éliane trouve Jean-Yves très seyant dans cette parure anti-soleil.


Nous arrivons dans le mouillage de Délos l'après midi. Les gardiens confirment à Jean-Yves (St Thomas dirait Éliane) que le mouillage est interdit après le coucher du soleil, à moins de 500 m de Délos. Nous nous déplaçons vers le mouillage de la chapelle à Rinia, l'île voisine.


Le lendemain, nous nous levons en même temps que le soleil sur Délos et Mikonos (6h). Nous serons ainsi dès 8 h sur le site de Délos et seuls visiteurs jusqu'à 10 h !








Nous déambulons au milieu de ces trésors de l'Unesco.



Ces lions ne sont que des copies, les originaux étant à l'abri.


Question 2, pourquoi s’intéresse t-on à la maison du lac ?

 Il reste quelques fleurs


Entrée du stadium


L'agame stellion est caractéristique


Au sommet du Mont Cynthe (116m)


KaïtoS encore seul dans le mouillage de Délos, avec, au fond, l'île quasi déserte de Rinia.


Nous redescendons par le quartier des maisons et leurs mosaïques.



Après midi, nous retrouvons la quiétude et l'eau turquoise de Rinia, mouillage de la chapelle.


Jean-Yves y trouve un siège de pêcheur.

Mikonos


Nous sacrifions aux sirènes et surtout revisitons cette île hyper touristique où nous étions passés il y a 38 ans !



Nous laissons KaïtoS dans le mouillage du sud, bondé, et prenons le bus vers la Chora.

 

 Nous y retrouvons les images d'antan, avec encore plus de touristes.





Ce n'est pas notre tasse de thé et le soir même, nous retournons dans notre île presque déserte de Rinia, pour un bain rafraîchissant.

De Rinia à Naxos, puis Piso Livadi de Paros

Sur la route, par petit temps, nous nous faisons chahuter par un ferry qui passe à 20 nœuds à 100 m derrière nous. Rien à faire compte tenu des différences de vitesses. 


Puis, nous croiserons ce super tanker Ramdane Abane de 274 m de long, probablement construit à St Nazaire, prenant soin de le laisser passer avec l'aide de notre AIS qui nous indiquera un CPA (distance minimum de croisement) de 1000 m. 


Nous profitons de la petite brise pour porter notre spi assymétrique, c'est un moment rare et apprécié.


Et même en ciseaux 

 
Cela se traduit par un sac de bouts qu'il faut reconnaître !


Arrivés à Naxos, en même temps qu'un gros ferry que nous laissons manœuvrer. Nous évitons de prendre son ancre sur le pont ! 


Il n'y a plus de place dans le port. Nous viserons alors le port de Piso Livadhi , sur Paros, conseillé par "Chorus" et où nous étions passés en voiture il y a 2 ans.


Notre trace de Syros à Paros

C'était le 24 juin, mais écrit le 2 aout.
A suivre avec de nouvelles rencontres et découvertes...