lundi 23 juillet 2018

De Samos à Lipsi

Samos, si près de la Turquie...


Après avoir débarqué Morgane à Pythagorion de Samos, nous visons le mouillage de Posidonio, le plus à l'est de Samos. Tu peux voir aux zigzags de la trace que nous tirons des bords contre le vent. Le trait rouge est la distance mini entre la Grèce et la Turquie, moins d'un mille marin, 1,6 km précisément. Nous nous permettrons même de tirer un bord dans les eaux turques ! 





Au mouillage sous la chapelle de Saint Georges dans la baie de Posidonio, nous profitons du temps calme pour faire une belle randonnée de 9 km.



Près d'une plage de l'est, nous constatons que deux pneumatiques ont déposé leur flot de migrants. Même s'il y a beaucoup moins d'arrivants depuis 2 ans et les accords Turquie UE, il y en a encore qui arrivent et la solidarité européenne vis à vis de la Grèce (ou de l'Italie) ne fonctionne guère... Les centres d’accueil dans les îles sont surpeuplés.


Nous repartons vers l'ouest de Samos et pouvons sortir notre gennaker, en ciseaux.



Lors de notre passage à Pytagorion, nous avions remarqué le navire Georgios du Captain Andréas qui amène tous les jours des touristes sur l'île de Samiopoula. Cela nous incite à nous arrêter dans cette île pour quelques heures.  Comme par hasard, cette pointe nord de l'île s'appelle "Kefali", ce que tu auras traduit par "tête" ! Nous ferons un mouillage sous le béret ! Après déjeuner et le départ du navire du captain Andréas et de ses touristes, l'île est à nous, enfin seuls ...
La flèche blanche indique la plage, aménagée pour nous !



Le bain dans les vagues sera vivifiant.



KaïtoS est toujours là. Il faut lever l'ancre car il reste un peu de route et le vent forcit pour atteindre le port de Maratokampos. Nous prenons 3 ris dans la grand-voile, trinquette et subissons des rafales jusqu'à 30 nds à l'arrivée.


Nous découvrons les nouveaux quais qui n'existaient pas il y a 3 ans et qui nous permettent un amarrage parallèle au quai et sous son vent, ce qui est nettement plus confortable que la situation inverse. Cela permet aussi d'appareiller facilement. Des commandos de "marinero" grecs campent sur le quai, surveillent leurs zodiacs et s'amusent avec leurs mitraillettes pendant tout l'été. Nous sommes donc sous bonne garde.  



Nous louons une auto pour aller visiter l'ouest de l’île de Samos et crapahuter vers la grotte de Pythagore où il se réfugia car pas toujours bien compris par ses compatriotes et poursuivi par un tyran.



La fraîcheur de la grotte fait du bien !



Après un déjeuner dans la "taverna du bout du monde", une petite sieste est la bienvenue avant de reprendre la route dans des paysages très verdoyants. 

En route vers Ikaria de nouveau.




Nous n'avions pas pris le temps de visiter Ikaria fin mai alors nous y retournons. Au programme pour la quinzaine qui suit ; Fourni, Patmos, Arki et Lipsi


Nous partons petite toile, avec la trinquette et deux ris car nous redoutons le passage du détroit d'Ikaria, réputé terrible.



Quelques embruns sur le pont mais tout se passe bien et nous retrouverons (difficilement) une place pour KaïtoS dans le port d'Ikaria.


Notre voisin de quai "Baudoin", belge sans être le roi, nous propose de l'accompagner le lendemain à Kioni pour un panighyri (fête locale donnée à date fixe en l’honneur du saint patron du patelin).



La machine à frites est très sollicitée. On commence par une grande bouffe avec un ragoût de chèvre très tendre, arrosé au vin blanc local ( qui donne des crampes à Jean-Yves).



La fête du saint patron local est avant tout le prétexte pour une journée qui se prolonge fort tard avec musique locale et danses. Hélas, notre chauffeur qui n'aime pas conduire préférera rentrer de bonne heure.





Port miniature de Manganitis. Hélas, cela ne convient pas pour KaïtoS. Nous le découvrirons en voiture.


Comme Samos, l'île est très verdoyante et ne manque pas d'eau. Un système d'avant garde est installé pour stocker l'énergie des éoliennes dans des retenues d'eau qui peuvent produire de l’hydroélectricité à la demande. Il semble que cela soit presque fini mais pas opérationnel ...



La pièce maîtresse du musée archéologique de Ikaria.



Ses yeux vont bien avec la couleur du ciel !
Et si le ciel est clair, le Meltem a déjà commencé à souffler fort. Nous resterons bloqués 9 jours à Ikaria pour pouvoir aller à Fourni sans trop de galère.

Retour à Fourni


Nous retrouvons le même amarrage qu'il y a deux semaines.


Nous louons une auto pour visiter l'île principale du nord au sud ! Il y a quand même près de 20 km de route, en parfait état, d'un bout à l'autre.




Dans cette chapelle Evangelistira, nous remarquons les mosaïques avec verre incrusté.





Panneau de danger expressif !


Les côtes sont incroyablement découpées.


Port de pêche de Crisomillios, tout au nord de l'île. Dans la taverna, les poissons qu'on nous présente ne nous aiguisent pas l’appétit !


 
Surprise à notre retour à bord, nous avons la visite de Véronique et Marc, de "Moustic". Nous ne nous étions pas vus depuis 2 ans.



Le lendemain matin, nous appareillons vers Patmos en même temps qu'eux, vers Ikaria.

Patmos




Nous posons notre ancre pour une première dans l'anse de Livadi de Patmos. Tu remarqueras que la peinture blanche sur l'ancre permet de bien la repérer. Et le bout maintenu au dessus par deux petites boules nous sert d'orin et donc à accrocher le grappin au cas ou l'ancre serait coincée. C'est un brevet KaïtoS.



De la Chora où nous avons accédé en bus, nous avons une vue panoramique.


Les moulins ont retrouvé leurs ailes.




Et ce soir, du fait qu'il n'y a pas de paquebot dans la baie, les ruelles sont calmes et presque désertes.

Arki




Les vieux gréements grecs sont assez rares et on trouve celui-ci magnifique.



Un des restaurateurs cultive aussi les maquettes qui sont au mouillage dans le port.



L'équipage de Moustic nous a rejoint pour une dernière soirée ensemble pour ce printemps.

Demain, 10 juin, en route pour Lipsi
Nous décidons de rentrer à Nantes pour juillet-août, pour redécouvrir les joies de l'été en Bretagne. Il nous faudra rejoindre Kilada pour y reposer KaïtoS. C'est donc notre programme, et celui du prochain article.

Fait à Nantes, le 23 juillet.