mardi 11 juillet 2017

On ne va pas toujours où l'on veut !

Pour nous, la croisière est souvent pleine d'imprévus... L'un de nos objectifs 2017 est de visiter Andros que nous ne connaissons pas encore. Mais...

De Astrous à Ermioni, retrouvailles

Jean-Yves, qui a vu les pêcheurs de Kilada rapporter des thons d'environ 1 m de long a des envies de pêche. 

Notre plus gros rapala censé attirer les prédateurs n'a pas réussi à pêcher autre chose que du plastique !


Nous sommes adeptes du pavillon lesté d'un plomb de pêche, depuis les conseils de Jean-Pierre (Chalatte VI).


Bien sûr, le pavillon Grec de courtoisie est monté à la barre de flèche tribord.

Nous ferons escale, comme presque tous les ans à Porto-Cheli, où nous trouvons un supermarché (AB) qui va nous permettre de remplir la cambuse. Éliane offrira une belle chemise et pantalon à Jean-Yves.
Puis, en route vers Ermioni où nous avons un rendez vous très attendu ce 2 juin...


Pallieter, le voilier de nos amis Hollandais Elie et Jan est particulièrement remarquable car il mouille toujours son ancre par l'arrière ! Nous sommes invités à dîner à bord et c'est un grand plaisir de nous retrouver après une première rencontre à Crotone en 2011 puis leur venue à Nantes en 2014.


Nous irons de concert à Dhokos, île non habitée de façon permanente.

Dans l'anse "Derrick Cove", nous ferons notre premier amarrage de l'année sur ancre et cul aux rochers. Un peu scabreux, surtout que le bout (cordage) utilisé pour s'amarrer sur le rocher a cassé dès sa première sollicitation. Jan déjà amarré est venu à notre aide et tout s'est bien terminé pour cette révision !

Un petit voilier pavillon Français était avant nous dans le mouillage. Benoît est en plein travail de rénovation du verni de son liston. Son voilier, Marelu, est un Picolo (6,5m) .Nous ferons connaissance avec grand plaisir autour d'un ouzo ou d'un rosé local et avec Jan et Elie.
Et quel rapport y a t-il entre KaïtoS et Marelu, entre un Turbo 1100 et un Picolo ? ce sont tous les deux des voiliers de construction amateur, en bois-fibre de verre-époxy sur plan Villenave, notre architecte naval préféré (La Rochelle).
Nous en profitons pour faire un clin d'œil à nos amis Rochelais d'ABV.


                    Pallieter,                          KaïtoS                                      Marelu
Le cadre et l'ambiance étant idylliques, nous resterons deux nuits dans ce paradis.


Avec Elie et Jan, nous entreprenons une petite découverte de l'île.


Les oliviers plus que centenaires sont quasi à l'abandon car la récolte ne serait pas rentable.


C'est ce que nous expliquera ce grec qui, nous voyant passer près de sa petite maison nous invitera sous son pin pour boire un café grec et partager son album de photos de famille. Il est maçon et, habitant Hydra l'île voisine, vient ( avec son petit bateau) se ressourcer dans sa petite résidence secondaire.


Nous avons droit à un petit air de Rebetiko avec son bouzouki.


Et une visite de la propriété.


Elie, Éliane et Jan font une petite pause à l'ombre. Ce seront aussi nos premiers bains de l'année bien que l'eau soit encore un peu fraîche (21°C) à notre sensibilité.
Le feu de route, en tête de mât est en panne. 


Elie et Éliane me hisseront (avec l'aide du guindeau électrique au pied du mât).


La nouvelle ampoule est en place


Nos deux voiliers amis, vus de 16 m de haut.


Un petit coup de WD40 sur les poulies et enrouleur de foc.


Au deuxième étage de barres de flèches, inspection du réflecteur radar.


Les deux wincheuses sont rassurées de me voir de retour et en vie sur le pont !

Nous quitterons nos amis avec la promesse de nous revoir !

Sur la route de Andros...

Une escale est prévue à Poros car on y trouve le meilleur magasin d'accastillage de la région et KaïtoS a quelques besoins. 


Sur la route, nous ferons une manœuvre pour retirer ce Mickey gonflé à l'hélium de la surface de l'eau. Si nous voulions retirer tous les plastiques qu'on y voit, on devrait manœuvrer en permanence. 



Nous avons la chance d'avoir une place au long du ponton à Poros et pas de coup de vent prévu.


Non, ce n'est pas la pêche de Jean-Yves mais le fruit des courses chez le poissonnier. La petite bonite sera levée en filets pour passer à la poêle. Délicieuse.

Sur la route de la première île de l'Égée, Kea, nous rendrons grâce à Poséidon au cap Sounion.


Nous mouillerons dans la baie de l'ancienne mine de charbon et irons visiter le Phare St. Nicolas.





Le soleil se couche dans ce trou, sur l'île déserte de Makronisi.

Premier coup de vent sérieux et ennuis techniques.

La météo, qui prévoir plutôt bien les coups de vent nous annonce rien de bien pour les jours suivants. Les ports d'Andros n'ayant pas bonne réputation pour ces vents, nous décidons de différer notre visite pour nous réfugier à Karistos, au sud d'Eubée.
Depuis quelques jours, nous avons constaté une petite fuite sur un tuyau à la sortie de notre réservoir d'eau douce. Nous espérons trouver une solution pour réparer à Karistos.
Nous y resterons du 10 au 14 juin, pour laisser passer le mauvais temps et pour résoudre nos problèmes techniques. La fuite d'eau est réparée provisoirement. 
Dans une forte rafale, c'est le bimini qui s'envole. Une couture cuite par le soleil a lâché. 
Jean-Yves se renseigne à la maison du tourisme dont le patron parle français. Il faut trouver un artisan avec une grosse machine à coudre, à défaut d'un vrai voilier. La jeune fille de l'agence me conduit à 100m, auprès du cordonnier. Je lui donne un coup de main pour présenter le tissu dans l'axe de sa machine à coudre (à pédales et à pied de biche orientable !). Une 1/2 heure plus tard, c'est réparé. Il me demande 10 euros. Il aura un pourboire de 10 en plus ! 


Arrivée à Andros, port de Batsi.


Nouveau problème technique, le gousset d'une latte de grand-voile est détérioré et la latte menace de s'échapper. Il va falloir trouver un maître voilier et réparer rapidement. 


La soirée porte conseil, surtout à l'heure de l'apéritif. Nous décidons de reporter notre visite d'Andros et de faire réparer cette voile le plus rapidement possible.


Batsi au couchant, les toitures rouge brique sont caractéristiques.


Batsi la nuit.
Nous ne débarquerons même pas ! Cap sur Syros.


Nous avons choisi Syros, la capitale des Cyclades, espérant y trouver un maître voilier. Nos deux compas (boussoles) de route sont défaillants et perdent leur liquide. Nous espérons trouver ici le moyen de les réparer ou de les remplacer.

De notre emplacement, le meilleur de la marina quand le vent est au nord, nous avons la vue sur Ermopouli et ses deux collines, catholique à gauche et orthodoxe à droite, dans un paysage de chantier naval. 



De nuit.
C'était le 15 juin. A suivre, avec de nouvelles rencontres...


samedi 1 juillet 2017

Du travail avant de pouvoir naviguer...

Une caisse à transporter 

Le 16 mai, départ tardif vers la Grèce, nous embarquons dans l'avion un colis bien encombrant ! Heureusement que Dédé nous conduit à l'aéroport.



C'est à cause de ce colis qu'on a loué une voiture pour faire le trajet Athènes Kilada. L'agence de location nous attend à l’aéroport. Mais aie!!!, nous avons oublié 
nos permis de conduire à Nantes. 

Heureusement, nous avons avec nous une clef USB avec copie de tous nos documents administratifs et cela suffira au loueur. Ouf !
Le lendemain, sur la route de Kilada, arrêt taverna à Epidaure, salade grecque et calamars en beignets.



Puis achat de fruits et légumes sur la route en corniche au dessus de la mer.




Les travaux avant la mise à l'eau

Nous retrouvons KaïtoS en pleine forme apparente et c'est une période de labeur qui s'engage. Au travail...


Première chose, retirer la bâche d’hivernage qui a bien tenu malgré les tempêtes et la remplacer par notre capote et bimini. En trois temps et quatre mouvements :





 


 Ouvrir le colis encombrant que nous avons apporté : vélo pliant pour Éliane qu'il faut monter car il était en pièces détachées.





Trois jours après, le 21 mai, nous pourrons prendre notre premier petit déjeuner en terrasse sur fond de clôture en lauriers roses.



Éliane est spécialiste du polissage de l'hélice.






Ça brille !

Pendant ce temps là, Jean-Yves a entrepris le meulage-ponçage du bulbe en plomb de la quille. Ces dernières années, le plomb était à nu et servait même d'anode à la quille acier. Hélas, son état de surface se détériorait et freinait KaïtoS. 




Il faut ensuite une sérieuse préparation avant l'antifouling (la peinture censée écarter les organismes vivants qui voudraient s'y coller pour nous freiner une fois encore). Il faudra en tout 7 couches dont 2 d'antifouling qui sera bleu marine cette année !








KaïtoS ayant été surélevé, c'est la première fois que nous pouvons voir et peindre le dessous du bulbe de quille.

 
Faire des marques sur la chaîne

 
L'ancre est bien visible au fond de l'eau si elle est blanche.

La mise à l'eau, toujours un moment attendu.



Enfin à l'eau dans la baie de Kilada




Nous sommes restés en stand-bye 2 j dans la baie de Kilada, attendant un doux zéphyr pour notre première journée de voile vers Astrous, port réputé pour la qualité de son eau pure des montagnes du Péloponnèse dont nous remplirons les nourrices.  




Le long du quai tout neuf, au fond, la citadelle vénitienne:



Éliane a pu tester son nouveau vélo pliant sur la route d'Astrous pendant que je m’époumonais pendant 11 km avec ma patinette...


La sirène d'Astrous nous invite au voyage et à la découverte...
C'était le 31 mai, 
Il reste donc plein de choses à raconter...